Brebis ou berger
L’Eternel est mon berger je ne manquerai de rien.
Ce sont là les propos tenus par le psalmiste dans le psaume 23 au verset 1
C’est un psaume que nous connaissons pour l’avoir lu ou
entendu au moins une fois, cependant, nous allons nous y arrêter
afin de voir quelles leçons nous pouvons en tirer
En nous référant au dictionnaire, nous
apprenons du berger qu’il est chargé d’assurer la
protection du troupeau dont il a la garde. Il a pour mission
également de le conduire dans d’agréables
pâturages, ou il pourra paitre, et se rafraichir en toute
quiétude.
Cette définition se confirme dans ce même psaume 23
à partir du verset 2 où le psalmiste déclare :
Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me dirige près des eaux paisibles.
Cependant, au-delà du simple devoir, nous allons
découvrir que le berger manifeste des qualités de
cœur qui sont indispensables pour mener à bien sa mission.
Evangile de Jean chapitre 10, versets 2 et 3
Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis
Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix, il appelle par
leur nom les brebis qui lui appartiennent, et les mène dehors
La bible fait naitre une véritable relation entre la brebis et
son gardien, celui-ci connait ses brebis et il les appelle par leur
nom. Ce texte sous entend une certaine intimité entre le berger
et ses brebis, il ne se contente pas simplement d’accomplir un
devoir, il y a un attachement du berger pour sa
protégée
Toujours dans ce même livre de Jean, chapitre 10 et au verset 11, le Seigneur Jésus déclare :
Moi je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis
Le maitre souligne ici une autre qualité du berger qui est
prêt à se sacrifier pour sa brebis, à
l’exemple du jeune David qui risque sa vie pour sauver une
brebis de la gueule de l’ours ou du lion
Tranquille et paisible, la brebis facilite la tache du berger de par sa
nature docile, elle manifeste une soumission quasi-totale.
Contrairement à d’autres animaux qui sont pourvus de
cornes ou de crocs, la brebis est incapable de se défendre, et
elle ne peut compter que sur la vigilance du berger.
Avant d’être oint par le prophète Samuel, David était lui-même berger 1 Samuel 16 v 11.
Fort de son expérience et de sa connaissance il
préfère se retrouver dans la peau d’une brebis,
laissant à Dieu le soin de pourvoir à ses besoins. Il
passe aisément du berger à la brebis avec les avantages
et les inconvénients que cela comporte.
En effet, même si la brebis bénéficie des faveurs
du berger qui en a la responsabilité, même si elle
n’a pas d’efforts à fournir pour se procurer sa
nourriture ; néanmoins, elle doit se livrer au berger dans une
complète soumission
Sommes-nous prêts tout comme David à sacrifier notre
volonté, pour la soumettre à celle du bon berger ?
Accepterions-nous de prendre la place d’une brebis, et de nous abandonner entre les mains du gardien de nos âmes ?